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Dimanche 2 juillet 2006

Une petite note pour finir l'article sur STRAWBERRY SHORTCAKES de Kiriko Nananan...

Comme prévu, j'ai donc lu BLUE et EVERYDAY ce week-end (du même auteur, parus tous deux chez Casterman, coll. Sakka). Bon, ce n'était pas désagréable, mais je n'y ai pas retrouvé tout ce qui m'avait emballée dans STRAWBERRY.

Donc, si je ne dois vous en conseiller qu'un... ;)  

PS pour qui ça intéresse : ma deuxième fournée de crème de douche façon "Lush" est un succès, parfum orange-chocolat. Recette, photos et envois éventuel sur demande ;)

Vendredi 30 juin 2006
Les fraises sont de saison...  Je veux bien goûter pour rire à ICHIGO 100%1 (le premier manga parfumé à la fraise, nous promet-on) ou aux autres nouveautés fruitées prévues chez Tonkam pour la mi-juillet, mais la plus savoureuse gariguette de l'été sera surement pour moi STRAWBERRY SHORTCAKES2, une des dernières sorties de Casterman. Ne nous y trompons pas, attention, malgré son titre plutôt kawai et ma petite intro légère, STRAWBERRY est un josei (=manga pour jeune femme donc) plutôt sérieux.

Je dois vous avouer : je n'avais pour l'instant lu ni EVERYDAY, ni BLUE, du même auteur (Casterman également). Mais j'ai tellement aimé STRAWBERRY que, d'ici la fin du week-end, je les aurai surement achevés tous les deux.
Et dire que je m'étais promis mordicus de chroniquer un titre-qui-ne-serait-pas-pour-les-filles dans mon prochain petit papier3...


Editeur : Casterman (Sakka)
Auteur : Kiriko Nananan
En un seul tome

STRAWBERRY SHORTCAKES relate sous forme de vingt-trois histoires un moment dans la vie de quatre jeunes femmes vivant à Tokyo. Toutes les quatre sont à un certain stade d'une histoire sentimentale, passée, à venir ou en attente, et, en tous cas, à un moment de transition dans leur vie.

Si j'ai eu un peu de mal à me faire au trait un peu atypique de Kiriko Nananan, dont le style très contrasté tranche avec les codes généralement plus éthérés du josei, le rythme particulier et la finesse de la narration m'ont tout de suite emportée : les histoires, à entendre ici dans le sens de "chapitres", s'empilent, s'entrelacent et se répondent, cette construction faisant échos aux sentiments réalistes et complexes
dépeins par l'auteur, mélanges d'amour, d'amitié et d'envie.

J'ai été particulièrement touchée par l'émotion un peu mélancolique, un peu douce-amère qui émane de ce titre. Vous savez, ce blues presque ouaté qui vous prends quelquefois, quand vous sentez que vous allez tourner une page, que vous êtes à la fin de quelque chose.

Finalement, il me semble que STRAWBERRY SHORTCAKES ne soit pas un titre qui se "raconte", mais plutot un titre qui "se ressente", ce qui ne m'a pas empêché d'essayer de vous expliquer combien j'ai aimé le lire. Comme quoi, je n'ai vraiment pas fini de vous parler des "titres de filles"...

1 100 % Fraise 2 Milleufeuille à la fraise 3Sans parler de l'article sur L'AMOUR EST UNE PROTEINE, toujours en attente...
Vendredi 23 juin 2006

Je vais peut être arreter 2 minutes de parler de la présentation de Manga-Bonheur et revenir à nos moutons. Bien sur, je n'ai toujours pas fini le petit article sur L'AMOUR EST UNE PROTEINE et LOTTO BLUES, mais là dans le metro, je lisais CANDY LIFE et puis...

Auteur : Yayoi Ogawa (également l'auteur(e) de KIMI WA PET, chez Kurokawa)

Editeur : Kurokawa

One-shot (= en un seul volume)

Pour l'histoire, on va faire rapide : Makoto est une desesperate-pas encore-housewife qui vient de se faire jeter de son boulot et par son mec : ça se fête ! Elle se met donc minable et, pour rester dans l'ambiance, ne trouve pas mieux que de tomber à la mer en vomissant son trop plein d'alcool. Mais il y a une justice : elle est alors recueillie sur le yacht d'un homme charmant, multimilliardaire de surcroit, qui lui demandera quelques jours plus tard de l'épouser. Oh, oh...

Je n'ai pas lu beaucoup plus loin : j'étais déjà partie dans le doux monde des rêves éveillés... J'adorerai avoir la vie de Makoto ;)

Ah, épouser un homme riche... Plus besoin de me lever le matin, d'aller travailler, plus de journées désepérantes à expliquer à des fans de SAINT SEIYA que non, la saga d'Hadès n'est pas sortie en DVD (sauf-en-import-mais-vu-que-c'est-licencié-bla-bla-bla... ), plus de sandwichs tout tristes faits à la va-vite le matin pour déjeuner à midi, plus de fins de mois difficiles...

Enfin, j'aurai la mine reposée, le teint frais, le cheveux fraichement coloré et du double vitrage à toutes mes fenêtres. J'aurai surement le temps de faire mes petits savons moi-même, de faire la cuisine, peut-être de faire du sport, pourquoi pas ? (Euh... non.) J'aurai même le temps, soyons fous, d'aller voir le dernier de Sofia Coppola !

(Soupir très très long...) Malheureusement, ce serait oublier que je suis une femme indépendante et fière de l'être. Et dire qu'il y a des jours où je me prétends féministe...

Bref, tout ça pour dire que CANDY LIFE vient de sortir chez Kurokawa (en un seul volume), et que c'est un josei qui risque d'en faire rêver plus d'une, je vous aurai prévenues !

PS spécial pour ma Maman : ça va mieux avec le fond d'écran bleu ? Sinon, j'ai trouvé comment imiter les crèmes de douches de chez Lush : demande-moi la recette, ou dis-moi si tu en veux !

Mardi 13 juin 2006

J'ai enfin terminé mon petit papier sur SUBARU. J'ai mis plus de 15 jours... Je ne pensai pas être restée si paresseuse ! Pour le consulter, c'est ici.

 

En tous cas, il va falloir que je me bouge, parce que j'ai vraiment envie de parler de la nouvelle collection de Casterman :) L'article est en préparation (ah,ah,ah).

Dimanche 28 mai 2006

J'attaque un nouvel article sur SUBARU, DANSE VERS LES ETOILES, dédicacé à ma plus fidèle lectrice : ma Maman ! Ma Maman, donc, qui m'a patiemment conduite à mon cours de danse du mercredi chaque semaine pendant pratiquement 10 ans. La même qui a sans ciller dépensé de petites fortunes en chaussons tout cuir et tutus transparents, sans parler de tout l'amour qui lui a été nécessaire pour supporter les interminables galas auxquels mes parents ont été obligés d'assister chaque année...

Bonne Fête Maman ! (trèèès, trèèès en retard, mais trèèès, trèèès sincère)

Voici donc enfin mon petit papier sur Subaru, remanié selon les conseils de Bédédazi (voire les commentaires).

Editeur : Delcourt

Auteur : Masahito Soda

3 volumes dispo à ce jour en France

 

La petite Subaru esquisse ses premiers pas de danse à l'hôpital, au chevet de son jumeau gravement malade. A la mort de son frère, le souvenir du défunt et la pratique de la danse se lient alors irrémédiablement dans l'esprit de la fillette.

Quelques années plus tard, Subaru est devenue une danseuse prometteuse, mais les sentiments ambivalents qu'elle nourrit à l'égard de la danse l'empêchent de progresser...

Tout le monde l'a donc compris, SUBARU traite de la danse. Mais attention, ce titre n'aborde pas la danse en tutu rose version "Ma Première Ballerine" de chez Mattel. Non, on parle ici de la véritable pratique de la danse, celle qui fait transpirer et qui laisse des ampoules aux pieds. D'ailleurs, regardez plus attentivement la couverture du premier numéro : mise à part la tenue vestimentaire, l'ambiance générale n'est pas à la franche rigolade. Nous ne sommes pas si loin des couv' de COQ DE COMBAT, finalement... ;)

Subaru est également une héroïne peu commune, à la personnalité complexe, mais, bon, au vu de son lourd passé, on ne peut pas lui demander le Perou non plus. Les relations entre les personnages sont bien travaillées, à l'exemple du très beau face à face entre Subaru et sa mère dans le troisième volume.

Et le trait ! Ah, quel trait... Expressif à souhait, tout en mouvement et en longueur, il traduit bien l'idée de la danse, en s'adaptant à chacun des "styles" abordés : classique, contemporain, hip-hop...

Pas de doute, je suis conquise par ce titre. Pourtant, un truc me chiffonne : à qui le conseiller ? SUBARU emprunte en effet à beaucoup de genres différents, mais ne se laisse pas classer facilement1. Enfin, si : techniquement, selon mon confrère Bédédazi, c'est un josei (= un manga "jeune femme", destiné à un public plus agé que celui du shojo). Pourtant, comme il le fait judicieusement remarquer dans son article sur le josei, la problématique développée ici est plus celle du dépassement de soi que celle du sentiment amoureux ou de la féminité; d'ailleurs, l'auteur de SUBARU est un homme. 

De mon côté, j'irai un peu plus loin : pour l'instant, malgré la love story qui semble se profiler au troisième volume et le fait que le personnage principal soit une jeune femme, le traitement de SUBARU me parait plus proche de celui SAY HELLO TO BLACK JACK2 que de ceux des autres titres du genre. Et attention : je ne veux pas entendre que la danse soit un sujet typiquement féminin, hein !

Bref, pour faire court, SUBARU me semble être un très bon titre et je suis curieuse de savoir s'il trouvera son public.

 

A noter aussi, DAIGO-SOLDAT DU FEU, du même auteur, édité par Kabuto (12 volumes à ce jour).

 

1 Et puis... la danse classique, je ne suis pas sure que le thème soit fédérateur à 100% chez la majorité des amateurs de mangas. 2 Edité par Glenat, 11 volumes si ma memoire est bonne.

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